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    Traduction  
     
     
     
     
     
 
 

 

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    LE MIRAGE
     
    7 Le mirage se changera en étang Et la terre desséchée en sources d`eaux; Dans le repaire qui servait de gîte aux chacals, Croîtront des roseaux et des joncs. 
    Es. 35.7
     

    Dans le désert dit-on, il se passe des phénomènes étranges mais bien réels. Ces phénomènes étranges mais bien réels, c’est ce qu’on appelle des « mirages ».

    Combien de voyageurs ont un jour fait cette expérience. Et alors qu’épuisés de fatigue et de soif. Alors que luttant contre le dessèchement, contre le besoin de boire. Alors que luttant de toutes leurs forces… soudain, ils aperçoivent une nappe d’eau et très vite, ils courent : enfin, ils vont pouvoir boire et se désaltérer ; enfin le combat est fini. La soif va être vaincue et la fatigue se transformera en repos.

    Mais, hélas, ce n’était qu’une illusion. Ce n’était qu’une apparition trompeuse tout simplement…

    C’était un mirage tout simplement. Et voilà que le combat recommence pire que jamais. La soif et l’épuisement redoublent d’intensité. Ces voyageurs vont bientôt sombrer. Les forces vont leur manquer. Ils vont tomber en défaillance et bientôt mourir dans ce désert affreux.

    Je voudrai dire au travers de ce témoignage que telle était notre destinée pour ma femme et moi, si Jésus ne nous avait pas saisi un jour. Ce que je dis, c’est la vérité, je ne mens mas. Si Jésus ne nous avait pas trouvés, dans le désert de ce monde, nous serions morts au moins deux fois.

    -Morts de fatigue, d’épuisement, de déception, de maladies…et j’en passe.

    Morts aussi à cause de nos péchés, morts dans nos péchés.

    Ma femme n’était pas une grande croyante. Ses journées se résumaient en ménage, notre enfant, la couture et ( quand nous avons eu le courant électrique), la télévision.

    Elle ne croyait mas en Dieu et avait une peur terrible du mal. Tout lui faisait peur, la nuit, quand je sortais, elle s’enfermait. A l’époque où nous n’avions mas de courant électrique, elle allumait des bougies dans les trois pièces de notre maison. Et puis se rappelant que la bougie servait de rituel pour les morts, elle prenait davantage peur et les éteignait toutes pour se réfugier avec notre enfant dans les toilettes. Ma femme menait une vie d’enfer à cause de la peur qui la dominait et l’angoisse qui la tenaillait.

    Quand le soir venait, arrivait en même temps la peur et l’angoisse. Et là , elle était apeurée. Sa gorge se serrait et souvent elle me disait qu’il faut qu’elle tienne sa langue entre ses dents pour ne pas l’avaler, tellement l’angoisse la rongeait et tellement le mal être la dominait . Toutes ces choses bien souvent l’ont fait penser au pire…

    Moi je croyais fortement en Dieu. Le Dieu de mes parents. J’avais un grand respect pour Dieu et je me souviens quand cela m’étais possible, je ne dormais pas sans avoir prié et alors je récitais toutes sortes de prières, j’avais mon idole accrochée dans le salon et faisais beaucoup de neuvaines. Je ne manquais pas de faire le signe de la croix devant tout édifice religieux.

    Cependant, ma vie était un gâchis. Les gens quand ils me voyaient disaient de moi : « C’est quelqu’un de bien, il travaille à la Mairie, sûrement c’est quelqu’un de bien ». Mais hélas, le monde ne voyait qu’une face de ma vie, l’autre était cachée aux yeux de beaucoup.

    Le respect que j’avais pour Dieu et toutes les prières que je récitais ne m’empêchaient pas d’être un buveur , un fumeur, un menteur. Ce respect que j’avais pour Dieu ne m’empêchais pas de danser devant les boutiques. Tous les soirs, je rentrais complètement saoul, je tombais sur mon lit presque inconscient et là ma fille de 5 ou 6 ans s’occupait de moi ; elle me faisait vomir, me lavait le visage avec un gant et puis je dormais jusqu’au lendemain… pour recommencer la même chose. Il m’arrivait souvent des fois, après avoir bu, de dormir sur 2 ou 3 chaises sur mon lieu de travail./ Mes parents ne le savaient pas. Personne n’était au courant, mais ma femme souffrait en silence terriblement à cause de cette situation

    J’étais en train de mourir. Ma vie sombrait au fur et à mesure. Mon foyer prenait de l’eau de plus en plus et allait comme un beau bateau à la dérive et ainsi coulait.

    Quand j’avais bu, j’étais doux comme un agneau et tout allait pour le mieux. A jeun en revanche, j’étais violent et n’hésitais pas dans des excès de méchanceté à frapper ma femme et ma fille que j’aimais pourtant terriblement.

    Un jour j’ai rencontré un ancien copain de lycée et il m’a invité chez lui le midi. A table, je lui racontais tous mes forfaits. Mon copain ne me répondait pas ou presque pas. Avant de manger, il m’a dit : « Serge, si cela ne te dérange pas on va rendre grâce à Dieu pour le repas parce que je suis chrétien etc… » .Pour moi rien ne me dérangeait, il a rendu grâce et on a mangé. Et je suis reparti pour mes affaires. Je suis rentré chez moi racontant à ma femme ma journée. Ce premier contact avec mon copain a occasionné d’autres contacts. Ma femme et moi étions invités à nouveau et nous aussi nous les avons invité à notre table et je dois dire la façon de vivre de mon copain avec sa femme, son langage…tout cela m’avait quelque peu interpellé, bouleversé et nous avions décidé de notre côté de fréquenter un peu plus notre religion, d’être fidèles… nous allions à la messe tous les samedis soir. Nous nous attendions beaucoup de cela ; Certainement que pour nous aussi les choses s’arrangeraient. Mais à peine la messe terminée tout recommençait de plus belle. Toutes les choses s’empiraient ; nous nous enfoncions de plus en plus.

    Plus le temps passait, plus le mal nous prenait et nous pressait et plus le temps passait, plus les pleurs s’entendaient plus les larmes se versaient, plus la déprime allait grandissante. Maintenant je réalisais de manière certaine que mon foyer se perdait réellement. Ma vie se mourrait vraiment et tout allait à la catastrophe et ceci malgré nos efforts religieux, nos bonnes résolutions, malgré les promesses de ne plus recommencer, malgré mes sincères regrets…

    Tout s’avérait pour nous être des mirages tout simplement. Tout n’était qu’illusion trompeuses .

    Jusqu’au jour où mon copain m’a invité à écouter l’Evangile. Après bien des refus et de la persistance à rester dans la religion, j’au fini par accepter son invitation. Je m’y suis rendu et là le miracle s’est produit. Le Seigneur Jésus a mis en moi le dégoût de ce qui est mauvais. J’ai abandonné le tabac, j’ai été libéré de l’alcool. Le soir , je ne ressentais plus le besoin de sortir pour boire.

    Jésus avait fait dans ma vie quelque chose de très bon , d’extraordinaire. Ma femme le ressentait aussi. Mon foyer reprenait vie. Le mal ne nous oppressait plus. L’angoisse de ma femme avait disparu. Quand arrivait le soir, son cœur était rempli de la paix de Dieu. Jésus était là . Par la suite, deux autres enfants vinrent combler notre bonheur. Nous avons été bénis abondamme

    Ce n’était plus pour nous un « mirage » mais le Miracle de Dieu . C’était la réalité. La réalité de la Parole de Dieu qui se produisait en nous et pour nous.

    Tout s’est arrangé, notre soif a été étanchée, nous avons trouvé l’eau qui désaltère l’âme. Dieu avait changé le mirage en étang. Notre vie desséchée était rafraîchie. Dans notre maison où régnaient les pleurs,la peur, l’alcool, la méchanceté, le stress et l’angoisse… Dieu a installé la paix, celle qui surpasse toute intelligence, la stabilité.

    Maintenant, nous sommes engagés avec Dieu et nous Le servons. Nous voulons mieux Le suivre, mieux Le servir et cela jusqu’au jour où nous partirons avec Lui dans Son ciel de Gloire.

     

    Mme et M. Serge NATIVEL

    de Saint-Pierre